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Dans les trains de nuit, seules les extrémités des wagons sont allumées.

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La nuit
(« Tu crois qu’on y entre facilement, papa ? »)
Je voyage de l’autre côté du monde
Au moins il y fait jour
Ou bien je reste ici si c’est la pleine lune
Et je roule
Dans la nuit blanche
(Oui, cette blancheur là)

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J’ai rencontré une femme très belle qui parvient à faire autre chose qu’être belle. Ce qu’elle fait est plus banal qu’être belle, plus juste, mieux articulé, peut-être même est-ce plus utile. Cette femme décidément est très belle.

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« Ce dont on a besoin, on le trouve partout », remarquait Robert Walser

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Rimes regrettables :
Fais de ta vie un rêve !
M’avait-on dit
J’ai essayé et je me suis cogné
Aux murs rudes de la réalité
Ecarte donc les murs !
M’a-t-on encore dit
J’ai essayé et je suis tombé
J’avais ce peu de foi dont à coup sûr on crève
Au fond du trou j’ai retrouvé les murs

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N’évoquons même pas le mot « bouleversés » : ils n’acceptent même pas d’être dérangés !

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- Qui c’était, déjà, cette actrice dans « 37°2 le matin » ?
- J’sais pas. « 37°2 C le matin » ? Connais pas.
- Eh bien… Vous lui ressemblez énormément !
- Fanny Ardant ? Emmanuelle Béart ? Mathilde Seigner ? Anna Mouglalis ? Faye Dunaway ?
- Non, non… Beaucoup mieux que ça ! Au fait, vous connaissez l’histoire de la grenouille avec la grande bouche ?
- Lina Lollobrigida ? Brigitte Lahaie ? Tracy Lords ?


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Il faut battre l’éphèbe tant qu’il lèche O.

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Si j’en crois les morceaux d’ongle, de cartilages, d’allumettes, les cendres de cigarettes et la trace des impacts de gouttes d’eau que je découvre à chaque fois dans ma purée de légumes, mon chinois est fourbe et cruel.

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Maintenant le vrai tour commence, maintenant il a commencé. J’en suis à la fois le peloton et l’échappé, le porteur d’eau et le leader, le niais et le dopé, le reporter et l’organisateur. Ils ont arrêté, et je pédale toujours. Avec cette chaleur succédant aux grosses pluies les spectateurs massés au bord de la route, essentiellement végétaux, sont chaque jour plus nombreux. Ils ne me regardent pas vraiment, ne vocifèrent pas mon paroxysme mais respectent mon sacerdoce, écartant sans avoir l’air d’y toucher leurs racines, libérant pour mes roues un espace où le bitume surchauffé vient me tracer la voie. Seuls les tournesols (sauf quelques rarissimes, merci Darwin) me tournent le dos, ou pire regardent plus loin et plus haut quand ils s’orientent vers moi : ceux là seront brûlés.
Ils ont arrêté, et je pédale toujours.

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Rimes regrettables :
Ainsi, il a broui ses églogues
Le burgonde qui inspira ce blog
Je regrette, je comprends, compatis,
Et je rigole un peu, aussi
Car enfin brûler ses textes n’a plus rien d’admirable,
C’est même devenu écolo-condamnable :
Les écrire déjà est un peu abusif
Les cramer carrément excessif :
Quel cas faites vous de l’effet de serre ?
Pourquoi faire fi du container
Où vos vers eussent été recyclables ?

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Etre, c’est continuer à être, penserait-on parfois à regarder la joggeuse dont les pieds caoutchoutés s’éloignent pour rien

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Cette fin de tour était interminable
Je me rêvais lové dans mon hamac
Je l’aurais suspendu en plein cœur du peloton
Derrière un tube de selle et devant un guidon
Et me serais allongé au profond du giron
Ecoutant sous mes fesses défiler le tarmac.

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Pour pouvoir pédaler jusqu’aux Champs-Élysées
En oubliant assez mes douleurs aux mollets
Il m’a fallu longtemps m’accrocher à cette fable
Dont les rimes pour une fois n’étaient pas regrettables.

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Lac gelé qu’aucune carte ne mentionne. Très Haute Altitude. La neige a été soufflée, la glace est d’une transparence incroyable et bleutée. L’himalayiste se penche et voit, un mètre sous la surface, son propre visage congelé, son propre visage qui le regarde, son propre visage épouvanté aux yeux écarquillés.
« Ce ne peut-être qu’un mauvais rêve », se dit Dabek. Et du bout des gants il referme ses yeux.


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A propos du n° 43 : le tour, hier, est repassé au même endroit 13 ans après. Le même auteur (c'est sans doute le même auteur !) avait cette fois tracé « JAJA » suivi du dessin d’un cœur. A quoi ressemblerait « Guerre et paix » ainsi reformaté après toutes ces années ?

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"Pour passer inaperçu, soyez toujours dans la foule", me disait mon instructeur de la DST. Je m’y suis mis. Il m’y a oublié.

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A propos du numéro 79 : ça y est, l’accident a eu lieu, l’autoroute hier était bloquée à hauteur du km 54, et mon barbu avait disparu.

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Les CSC attaquaient Evans et moi j’étais là, bien calé dans les bonnes roues. A un moment je me suis dressé sur les pédales, j’ai giclé, Menchov a voulu suivre et il est tombé, j’en ai remis une couche et la bande magnétique a cassé. Je n’en ai donc rien vu mais plus tard forcément j’aurais gagné.

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Aucune mention de ce qui précède dans les résumés officiels, ma victoire finale gommée, effacée, où va-t-on si même la réalité sportive est ainsi maquillée ?

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Contrepets mouillés :
Les bains assoient,
L’abeille coule

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L’autre jeudi je marchais dans une rue peu fréquentée. J’ai vu tomber le jour, j'avoue que j’ai continué comme si de rien n’était.