301

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260 km de pistes
Un nouveau 6 places débrayable
20 cm de poudre chaque nuit
Descente aux flambeaux tous les jeudis
Et mon grand plaisir de la semaine fut de terminer les mots croisés laissés inachevés par un autre locataire, l’été d’avant


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Les gens rassurants
Sont inquiétants

300

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Au fond du fond
Sans qu’il y ait fond
Il y a un enfant qui joue
A monter les murs durs en carton
De sa prison

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Allez ! De toute façon toi et moi on n’a plus le choix. Laissons revivre cette histoire et faisons-en un futur acceptable, tu veux ?

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Voilà que même les gens qui ne me connaissent pas m’en veulent.

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Il est vrai que de plus en plus de personnes intelligentes ou établies ne comprennent plus mes faits mes gestes ou mes proférations quand ils y sont confrontés et que cela dépasse tout autant mon propre entendement. Ma psy explique qu’il y a sept formes d’intelligence qu’ils en possèdent plusieurs moi aussi mais pas les mêmes.  Ce n’est d’ailleurs pas une question d’intelligence ajoute-t-elle, mais de véritable attention au monde.

298

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Elle marche pour les regards
Respire pour les soupirs
Elle s’arrête elle repart
Après moi le désir

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Avec quelque retard l’oie sans cou court à sa perte.

297

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J’ai vu tomber des flocons qui m’ont fait penser à la neige qui tombe et je me suis aperçu que cette neige là tombait parfois peut-être, tomberait demain déjà, au-dedans de moi, dans de grandes étendues chaudes comme lorsque l’on regarde la neige tomber au dehors à travers une vitre depuis le bureau où l’on écrit avec sur les genoux un plaid.


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Epars, secs, ces flocons-là en touchant le sol disparaissent sans laisser de trace, comme s’ils n’étaient jamais venus, et reviennent aussitôt par le haut en un aplomb un peu décalé. Errent vers le bas, touchent, disparaissent.
Alors, je l’ai écrit.


296

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Dans mon verger les arbres
Certains font des fleurs
Certains font des fruits
Partout la lumière et les branches
La tranquillité et l’ennui
Dans mon verger les arbres

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Au pied du pommier
Endormi dans ma barbe
Je mourrai sur un banc
Sous une dentelle de rosée

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Si à la descente du train au moment court du tri les allemands avaient serré la main de chacun (main carrée calleuse, travail ; main blanche compliquée, intellect ; autres mains restez également tout nus dans le rang) Primo Levi n’aurait pas pu décider de nous infliger l’immense peine, l’impardonnable regret, l’abîme immense, de son suicide.

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Puis, sans réfléchir aux conséquences irrémédiables de son acte, il sourit. Beau ? Non, il n’était pas beau. Un visage d’homme, sans plus.

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« Chacun faisait son travail, et à la fin on est tous morts »

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A Sobibor le principal commerce juif, avant, était de vendre des harengs en tonneaux. Au début il y a eu des fosses communes, puis avec l’industrialisation de la solution finale on a demandé aux vivants de déterrer les morts : « Les cadavres étaient disposés comme des harengs, tête bêche ».

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A la fois elle me surprend chaque jour davantage et ressemble de plus en plus à sa mère.

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Malencontreuse sortie de chasse en solitaire hier pour un sexagénaire ardéchois. L’accident s’est produit vers 8H45, mas Guillaumont, sur la commune de Joyeuse. Alors qu’il venait d’abattre un faisan et voulant ramasser son trophée, le chasseur a posé son fusil au sol. Son chien a touché l’arme et la détente ; le coup est parti… des plombs de calibre 12 en plein dans le pied ! Blessé il a été évacué à l’hôpital d’Aubenas.

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« Le brigand », de Robert Walser. Livre sans titre, sans aucune mention nulle part même par son auteur, exhumé et restauré cinquante ans après. J’en relis à l’infini chaque phrase, chaque mot, chaque scène imbriquée dans toutes les autres scènes, et malgré tout je trouve une nouvelle fois le courage de ramener tout à moi. Je me dis qu’après ma mort d’autres merveilles écrites de mon vivant par des types dont on n’a pas idée seront ainsi découvertes, que pas plus que d’autres je n’aurai su sentir, lire, écouter. C’est là le véritable drame de la gloire posthume.

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Lors d’une battue, un drame a eu lieu samedi après-midi à Saint-Julien-Molin-Molette (Loire). Un chasseur, âgé de 46 ans, a été tué à la suite d’un coup de fusil reçu en pleine tête. La partie de chasse avait lieu dans le petit hameau de « Combenoire ». Une enquête de la gendarmerie est en cours pour connaître les circonstances exactes de cet accident.

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Si l’on supprimait maintenant
Les paradis fiscaux
Que ferais-je de l’argent
De mes impôts ?

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« Les patients sont une exception à nous même », dit mon salaud de psy.