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« Le peintre iranien Iman Maleki, génie du réalisme, a gagné le prix William Bouguereau et le 'Chairman´s Choice lors du IIème Concours International du Art Renewal Center. Il est considéré comme le meilleur peintre d’art réaliste au Monde. Ses peintures sont aussi précises qu’un appareil photode 10 méga pixels, affirment les spécialistes ! »
(Texte accompagnant un diaporama diffusé sur le web, montrant quelques photos imitant des peintures)

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La miniature qui précède a été peinte à la main sur votre écran

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Rimes regrettables :
Pour mieux penser à elle il programme son réveil
Et pour l’oublier lui elle s’endort au whisky

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J’ai fait un nœud à mon mouchoir
J’ai passé le nœud à mon cou
J’ai repoussé le tabouret
Ce que j’avais peur d’oublier
C’est qu’il était en papier

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Dans un vrai livre, toute la générosité de l’arbre

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Si Dabek n’arrive pas à se projeter dans l’avenir, c’est qu’il a sans cesse l’impression de n’en avoir pas tout à fait fini avec le présent.

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La médecine classique l’a sauvé de deux cancers de façon assez froide et désagréable, pour son troisième il s’adresse à moi.
« La scribouillothérapie ne peut rien pour vous »
lui dis-je dans un accès de sincérité lié à la publication prochaine dans un catalogue mahotais d’une photographie où apparaît un livre mentionné dans un de mes écrits.
« C’est exactement ce que je recherche », me répond-il.

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A force de regarder travailler un énorme sablier, on meurt.

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Les véritables héros d’une catastrophe restent ignorés des médias. On parle beaucoup, depuis vendredi dernier, de Saint Donat sinistrée par l’Herbasse et les boues sablonneuses, et bien peu de moi. Pourtant j’étais tout proche, roulant courageusement sous les trombes sur la route de Chateauneuf de Galaure. Voyant venir à moi avec un bruit de limace le tsunami de boue charriant à hauteur d’arbre remorques, voitures et tracteurs, j’ai simplement mis le petit braquet et adopté ce pédalage aérien qui me caractérise en ces occasions là. Puis, ayant atteint le faîte du flux, me servant de mes roues carbone comme de quille et gouvernail, j’ai calmement rejoint la nationale dont s’est lentement repait l’oued, et le havre d’un café déserté où le repos m’attendait.

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La postière est enceinte de deux mois
Et ce n’est pas de moi

(ces rimes regrettables sont inspirées par Jean-marc La frenière)

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Tout à la fin de sa vie on retrouve le peintre, pinceau à la main, devant sa toile enfin vierge

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- Docteur, j’ai tellement souffert, vous ne pensez pas que j’ai le droit de changer ?
(Je ne suis pas seulement docteur, pensa-t-il. Egalement psychanalyste mémorialiste à l’APF. Mais il se contenta d’un « Hum… ? Continuez » qui lui permettrait de faire le joint avec la séance suivante.)

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Dabek est parti sans arroser ses soucis ? Qu’importe, se dit-il.
L’orage y pourvoira.

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A l’occasion de leurs vingt ans de mariage, ils projettent de remplacer le lit conjugal en 140 par du 160.

107

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Rimes regrettables :
L’un des deux est fourbu
L’autre n’en peut plus
Il y a bien longtemps
Ils étaient mes parents

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Une seule goutte est tombée, tout mon être est mouillé

106

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Est-ce qu’on est un oiseau, ou est-ce qu’on est un homme ?

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Je ne suis pas un oiseau

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Un carré à trois côtés est un triangle équilatéral

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Quand le chat rend son
Le sourd, y danse

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Elle :
Doc ! Eh Doc, dis donc ! Tu te rends compte qui t’encules là ? Christine Angot ! T’es en train d’enculer Christine Angot, tu te rends compte ?
Lui :
Cool !
Elle (in petto) :
Dis donc, Christine, tu te rends compte qui t’encule, là ? Doc Gyneco ! Himself. Je suis en train de me faire enculer par Doc Gyneco en chair et en os !
Lui (de même) :
Après ça, j’irai cracher sur Nothomb.

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Ce qui précède est la forme ultime (pour l’instant) de l’autofiction